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Gérer une courte défaite : cultiver la résilience et le recul

Si votre enfant termine deuxième ou troisième dans une course très disputée, il est essentiel d’accueillir ses émotions avec justesse. Il peut ressentir un mélange de fierté et de déception. Reconnaissez

Si votre enfant termine deuxième ou troisième dans une course très disputée, il est essentiel d’accueillir ses émotions avec justesse. Il peut ressentir un mélange de fierté et de déception. Reconnaissez d’abord sa déception, en validant ce qu’il ressent. Faites-lui comprendre qu’il est normal d’être contrarié de ne pas avoir gagné : ces émotions font partie du fait de tenir profondément à quelque chose. Une fois que vous avez laissé de la place à ces émotions, recentrez doucement l’attention sur les aspects positifs. Soulignez les efforts qu’il a fournis, à quel point la course était serrée et ce qu’il a accompli. Parlez des enseignements à tirer de la course et de la façon dont ces expériences peuvent devenir des étapes vers de futurs progrès. Aidez-le à voir une courte défaite non pas comme un échec, mais comme une occasion d’apprendre, de s’améliorer et de développer sa résilience. Un regard personnel : trouver le juste équilibre C’est peut-être l’une des situations les plus difficiles à gérer en tant que parent. Mon fils et moi avons vécu les deux côtés des courtes défaites et des victoires serrées, et j’ai vu de près à quel point il peut être difficile, pour les jeunes cyclistes comme pour leurs familles, de traverser ces moments avec grâce. Il y a une situation en particulier qui reste très vive dans ma mémoire, car elle résume bien la délicatesse des émotions en jeu. Lors des cinq dernières courses de cyclocross, mon fils et son meilleur ami — lui aussi coureur du même club — se sont retrouvés dans une rivalité intense, mais amicale. La première course a été remportée par son ami, mon fils terminant tout près derrière, à la deuxième place. Les quatre courses suivantes, en revanche, ont tourné à l’avantage de mon fils. Au début, l’écart était infime : seulement trois secondes. Mais au fil des semaines, mon fils a commencé à prendre 30 à 60 secondes d’avance. Même si j’étais ravi de voir le travail de mon fils porter ses fruits, j’avais le cœur serré chaque fois que je voyais le visage de son meilleur ami après ces courses. Cette expression de déception, cette profonde tristesse, était impossible à manquer.

Pour rendre les choses encore plus compliquées, le père de son ami et moi étions nous-mêmes devenus de bons amis. Nous roulions ensemble pendant les entraînements hebdomadaires des enfants, en partageant des rires et en encourageant nos fils. Mais désormais, je me retrouvais souvent sans savoir quoi dire lorsque son fils terminait deuxième. Comment célébrer la réussite de mon fils sans accentuer la déception de l’autre garçon ? Comment trouver l’équilibre entre la fierté pour les accomplissements de mon propre enfant et l’empathie pour les difficultés d’un autre enfant ? C’est un exercice d’équilibriste délicat, qui demande de la sensibilité, du recul et un rappel constant : ce parcours ne se résume pas aux résultats. Il s’agit de cultiver le respect, l’amitié et le plaisir de pratiquer ce sport, peu importe qui franchit la ligne d’arrivée en premier.

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